Arpenter l’Ouest

Bonne nouvelle ?

IMG_0809Cette manchette, que je n’ai pas volée, est affichée au-dessus de mon bureau depuis trois ans. Constant rappel que ce territoire change, qu’il est urgent d’en garder la mémoire, et plus urgent encore de se mettre à l’écoute de ses habitants et de ses usagers.

Car dans ce territoire, il y des habitants, il y a des usagers, n’en déplaise à certains intervenants de l’article que publiait 24heures le 18 juin 2011.

Mais passons sur les quelques clichés de l’article pour essayer de répondre à la question. Est-ce une bonne nouvelle que l’Ouest lausannois soit devenu tendance, oui ou non ?

Oui, il est heureux que les communes de l’Ouest lausannois aient mis fin au développement anarchique qui les caractérisait et se concertent. Oui, il est heureux que le SDOL ait été constitué et travaille dans de très bonnes directions, ne faisant pas que table rase. Oui, il est heureux que le prix Wakker ait récompensé ces efforts.

Que des oui, alors pourquoi cette question ?

Parce que l’Etat et les communes ne sont pas propriétaires de toutes les parcelles qui vont être bâties ou densifiées. Parmi les projets en cours ou à venir, on trouve ainsi des exemples qui rassurent, et d’autres qui ne rassurent pas forcément.

Pour ceux qui rassurent, on prendra l’exemple de La Croisée, à Renens : des logements, certains à loyer modéré, certains pour des étudiants, des emplois, des commerces, des locaux scolaires, le tout sur un site très accessible. En résumé, la reconversion assez exemplaire d’une friche industrielle.

Pour ceux qui ne rassurent pas forcément, rappelons le projet Avenir/Saugiaz. En cause, une forte densification, une perte de diversité architecturale pour cette zone et des loyers qui ne seront probablement pas à la portée de la population du quartier.

A la question est-ce une bonne nouvelle? il y a donc ceux qui répondent oui, ceux qui répondent oui mais, ceux qui répondent non.

Ce territoire né du train et de l’industrie est menacé d’une perte de diversité architecturale, économique et sociale. Les autorités qui en ont la charge doivent veiller à ce qu’il ne devienne pas peu à peu une périphérie réservée aux classes aisées. Il s’agit donc d’être à l’écoute des habitants et des usagers de l’Ouest. Nous parlerons bientôt de plusieurs associations de quartiers qui rappellent aux autorités et aux urbanistes des enjeux qu’ils ont parfois tendance à oublier.

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